Le Laos et le Cambodge : au fil du Mékong

Le Laos.

Le Laos est un petit pays de 7,6 millions d'habitants, Vientiane, la capitale, compte 850 000 habitants. C'est le seul pays d'Asie du sud-est qui n'a pas accès à la mer. Il est entouré par la Chine et le Myanmar (ex Birmanie) au nord, la Thaïlande à l'ouest, le Vietnam à l'est et le Cambodge au sud. C'est un ancien royaume renversé par les communistes en 1975. Le roi, la reine et le dauphin sont alors internés dans un camp où ils mourront quelques années plus tard. Depuis la prise de pouvoir, le parti communiste dirige le pays, c'est le seul parti autorisé. Le Laos a appartenu à l'Indochine française, avec le Vietnam et le Cambodge, de 1887 jusqu'en 1954, date de l'indépendance du pays.

75% de la population est bouddhiste, les rites animistes sont encore répandus au sein des minorités ethniques au nord du pays. La langue officielle est le lao, la monnaie, le kip. Le pays est ouvert au tourisme seulement depuis 1990. C'est la deuxième fois que j'y viens, la première fois c'était en 2013. Le pays est traversé par le Mékong. Le Mékong va être le fil rouge de ce voyage au Laos, je le verrai souvent.


Le Mékong.

J'ai traversé le pont de l'Amitié enjambant le Mékong, matérialisant la frontière Thaïlande/Laos. Houay Xay est le premier village laotien.


Le Mékong est le dixième plus grand fleuve du monde, long de 4350 km. Il prend sa source au Tibet, puis traverse successivement, du nord au sud, le Myanmar, le Laos, la Thaïlande et le Cambodge pour terminer sa descente dans le delta du Mékong au sud du Vietnam.

Houay Xay est un gros village endormi sur les bords du fleuve avec vue sur la Thaïlande en face, là où le soleil se couche. 


Le monastère bouddhiste témoigne de la présence de moines.

6h30 du matin. Mais que peuvent bien faire ces femmes à genoux, pieds nus au bord de la route ?

Et voilà des moines qui arrivent, pieds nus eux aussi. C'est étrange, nous sommes en montagne, il fait pourtant frais à cette heure-là.



 

 

 

 

 

 

 


 

Le Tak Bat est une tradition sacrée du bouddhisme, c'est l'aumône des moines. Chaque matin, des moines en robe orange quittent les temples pieds nus pour recevoir les offrandes des fidèles (du riz, des gâteaux, des fruits, des jus de fruits...). Cette tradition relie la générosité des fidèles à la spiritualité des moines, elle libère ceux-ci des préoccupations matérielles, les aidant à se concentrer sur leur cheminement spirituel. En donnant, les fidèles eux-mêmes évitent ainsi d'être attachés à leurs biens personnels. C'est une belle cérémonie empreinte de dévotion, de partage et de sagesse. Elle s'exécute en silence.


Je voulais faire une croisière de deux jours sur le Mékong. Finalement j'ai changé d'avis, l'ayant déjà faite en 2013. J'ai décidé d'aller dans une petite ville de montagnes où habitent les minorités ethniques.

 

Luang Namtha.

S'il fait beau dans la journée, il fait froid le matin et le soir, pas plus de 14°.

 Le monastère bouddhiste témoigne de la présence de moines...


C'est en scooter que j'ai visité les environs de Luang Namtha. Je n'ai rien vu d'extraordinaire.


J'ai vu un monde rural, une terre très sèche, des rizières à sec et pas belles, la récolte étant passée. Par contre j'ai vu beaucoup de cultures maraîchères (choux, poireaux, ails, oignons, tubercules et courges...) mais à petite échelle, chez les particuliers. Ils se chauffent et cuisinent au bois, quelques pans de montagnes sont déforestés.


La région est peu peuplée, les habitants sont plutôt accueillants, sans plus, ils ont de la retenue.

Beaucoup de petites vaches paissent dans les champs secs, des buffles se prélassent avant de labourer les rizières.

Mais il faut bien se nourrir, alors quand les buffles ne sont plus productifs, ils sont bons à manger et on les retrouve sur les étals du marché, parmi la viande de bœuf et de porc.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Si dans le cochon tout est bon, dans le buffle aussi. Tous les abats sont étalés, les intestins, et d'autres mets peu ragoutants. La tête est coupée en morceaux et ils n'enlèvent même pas les yeux ! Quand je suis passé il y a un qui m'a fait un clin d’œil !
 

 
Le train.

Une ligne de chemin de fer a été inaugurée tout récemment, en décembre 2023. Elle relie Kunming dans le Yunnan en Chine à Vientiane la capitale du Laos. Cinq ans de travaux, 6 milliards d'investissements, 1000 km, 33 gares, 167 ponts, 75 tunnels !
 
 
La Chine a financé à hauteur de 70%, le Laos à hauteur de 30%. Si la Chine est une puissance économique, le Laos est le pays le plus pauvre de l'Asie du sud-est et s'est endetté en empruntant...auprès d'une banque nationale chinoise. Vous voyez le coup venir ? Déjà en défaut de paiement face à son créancier chinois, le Laos a demandé à Pékin de restructurer sa dette. "Pas de problème" a dit le gentil Pékin...En contrepartie, la Chine a obtenu le contrôle de la majorité de l’entreprise nationale d’électricité laotienne, à présent détenue par la China Southern Power Grid Company. Le Laos gagne un train mais perd sa souveraineté énergétique renforçant la mainmise de Pékin sur le pays. Comme la Thaïlande est dépendante des exportations énergétiques du Laos, la voilà dépendante de la Chine ! Le but des chinois, à terme, est d'aller jusqu'à Singapour, soit 4000 km. Ce qui ne manque pas d'inquiéter la Malaisie notamment. Une portion est en cours de construction en Thaïlande (cf la carte)
 

Il y a deux liaisons par jour entre la Chine et le Laos, dans les deux sens, un train lent et un train rapide, trois classes différentes. J'ai pris le train lent entre Luang Namtha et Luang Prabang, deux heures au lieu de six heures en bus pour presque le même prix.
 
 
Luang Prabang.
 
Luang Prabang était une ville coloniale française, ayant été sous protectorat français de 1893 jusqu'à l'indépendance en 1954. Luang Prabang (70 000 habitants) est située au bord du Mékong.
 
Partout dans le pays, le drapeau national et le drapeau communiste sont inséparables.

La ville est classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco depuis 1995. Une Maison du Patrimoine veille à la préservation et à la restauration des vieilles maisons coloniales (françaises) en bois, celles-ci sont aujourd'hui occupées par de beaux hôtels, de belles maisons d'hôtes et des bars et restaurants où l'on mange très bien. C'est la ville la plus touristique du pays, encore plus de chinois qu'avant grâce au train, des asiatiques, des occidentaux (Amérique et Europe), beaucoup de français.
 
 
Le vin est français mais il est cher. Le plus bel héritage colonial français est sans aucun doute la baguette ! Vendue en boulangerie, dans les salons de thé/café, en sandwiches, et surtout au petit-déjeuner dans les hôtels. Trop bon !
 

Luang Prabang est un grand centre bouddhiste, avec 35 temples. Le safran est la couleur dominante en ville.


J'en ai visité quelques-uns, la palme revient au magnifique temple Ha Pho Bang, situé dans l'enceinte du parc du Palais Royal et du Musée National.

Plus de mille moines habitent en ville. Les voir ainsi se mélanger aux habitants et aux touristes est surprenant. Les pauvres, ils doivent en avoir marre d'être photographiés à longueur de journée.

 
Je m'habitue à les voir, depuis toutes ces années, à chaque fois que je viens en Asie. Je ne cache pas que le bouddhisme ne me laisse pas indifférent.
 

Luang Prabang est une ville qui a la classe, comme certaines villes coloniales espagnoles en Amérique latine. Un petit air de jazz en sirotant un verre de vin suffit à mon bonheur, me préparant à une douce nuit.
 


Vientiane est la capitale du Laos. Comme c'est étonnant d'avoir l'une des plus belles villes coloniales d'Asie et, à l'inverse, une capitale pourrie comme Vientiane ! Du coup je n'ai rien à dire ni à vous montrer d'intéressant sur la ville. C'est rare.
C'est en train rapide cette fois que j'ai fait le trajet Luang Prabang/Vientiane. Un super beau train tout neuf aux couleurs du pays.
 
 
 
 
Tad Lo.

Me voilà arrivé à Paksé dans le sud du pays que j'ai rejoint en avion depuis la capitale. De là, deux heures de bus plus tard, j'arrive dans une petite ville, Tad Lo. Et au milieu coule la rivière Xeset. Tad Lo, située en bordure du plateau des Bolavens, est habité par l'ethnie Laven.

 
J'étais logé dans un drôle de bungalow en forme de tipi sur un îlot au milieu d'un étang.

 

                                

 

 

 

C'est une région de rivières et de petites cascades.








L'endroit est charmant, j'ai beaucoup aimé.

 

C'est un havre de paix, ça caille le matin et le soir, par contre il fait très chaud dans la journée.

 

 

 

 

 

Les enfants vont à l'école où il y a plus de vaches que d'élèves.

C'est un moyen de locomotion pratique, il n'y a pas besoin de sièges autos.








Dans ces petits villages perdus au fin fond de la campagne, il n'y a pas grand-chose à faire, alors, pour passer le temps, elle fume !

 Je ne m'attendais pas du tout à ça, et pourtant il était bien là. Quelle belle surprise ! !

Tout seul sur un îlot au milieu de la rivière, il mangeait tranquille peinard. On m'a dit qu'il y en a deux, je n'en ai vu qu'un. Ce sont les éléphants d'un petit village, ils ont des chiens, des vaches, des buffles et des éléphants...


 

Les 4000 îles.

Tout au sud du Laos, à proximité de la frontière du Cambodge, le Mékong part dans tous les sens. Il trouve sur son chemin des centaines d'îles et îlots sablonneux (d'où le nom touristique des 4000 îles), il doit les éviter en passant d'un côté ou de l'autre, il se faufile dans cet enchevêtrements de terre et d'eau. Il s'est tellement dispersé pour cela qu'il mesure ici 14 kilomètres de large. Une immensité ! Plusieurs îles sont habitées, seulement trois disposent d'infrastructures touristiques : Don Khong, Don Det et Don Khone. J'ai passé une semaine dans le coin en séjournant sur les trois.

Don Khong.

Don Khong est la plus grande île, au nord. Pour vous donner une idée de la grandeur du site, Don Khong est deux fois plus grande que l'île de Groix ! De la terre ferme, j'ai embarqué sur une grosse barque à moteur pour y aller, le trajet dure dix minutes. Quel beau Mékong !

J'ai fait le tour de l'île à vélo, 45 km. Je n'avais pas anticipé la chaleur, il a fait très chaud. Les maisons sont sur pilotis du fait de la proximité du Mékong.

Malgré la forte chaleur, la balade était sympa. Tout le monde dit bonjour sur mon passage "Sabaidee !" Ci-dessous la promenade du chien.

Dans les champs, les buffles attendent qu'on leur donne du travail dans les rizières. Certaines sont sèches.

D'autres, déjà plantées, sont d'un vert presque fluo.

En roulant j'ai doublé deux gamines sur leur vélo. Elles n'ont pas apprécié. Nous voilà parti à faire la course ! "On a fini ex æquo" dis-je. Oui mais leur caractère bien féminin a décrété qu'elles avaient gagné...Bon prince, pour célébrer leur victoire, je leur ai offert des sucettes que j'ai achetées dans un boui boui au bord de la route. Ah les filles !

Il y a beaucoup de petits scooters électriques au Laos, j'en ai vu aussi en Thaïlande. Ici l'équipage est bien jeune pour conduire un engin motorisé. Mais j'ai vu des gamins et des gamines de dix ans conduire carrément des motos ! Le casque n'est même pas une option...

Le tour à vélo longe souvent le fleuve où il n'y a pas beaucoup d'activité, néanmoins, quelques pêcheurs pratiquent une pêche artisanale de toute beauté. Le lancer de filet, que j'ai aussi vu dans d'autres pays, est pour moi le plus beau geste de la pêche.

J'ai bien vu une dizaine de monastères bouddhistes avec dans chacun, quelques moines, en fait beaucoup de moinillons (jeunes moines)

Quand je vois des moines, je suis content. J'aime bien aller à leur rencontre, ce que peu de gens font, ils sont pourtant accessibles et la plupart du temps sympas. L'orange est ma couleur préférée, serait-ce dû à tous les moines que j'ai vu en voyageant ? Sans doute.


Don Det.

Il faut une heure et quinze minutes en barque à moteur pour rejoindre Don Det plus au sud.

C'est l'île des backpackers avec sa flopée de restaurants, de bars et d'hébergements pas chers, tous situés au bord du Mékong dans des maisons en bois sur pilotis, avec balcon et hamacs. C'est cool.

Il ne faut pas plus de une heure pour faire le tour à vélo en empruntant la route circulaire.


Je n'ai pas aimé l'ambiance à Don Det, beaucoup de jeunes y viennent pour boire et c'est tout. En plus de ça, mon hébergement n'était pas terrible. Quand je me suis réveillé le matin une jeune fille dormait dans mon hamac ! Je ne suis resté qu'une nuit.


 

 

Don Khone.

Don Det et Don Khone sont reliées par "le pont français"

La vue sur Don Khone est trop belle avec ses maisons aux toits rouges et les palmiers au bord du Mékong.

Les bornes kilométriques, un autre héritage français, jalonnent toutes les routes du pays. On les voit aussi au Cambodge et au Vietnam.

Le cimetière bouddhiste.


Don Khone est indiscutablement la plus belle île du Mékong. Le fleuve est tourmenté par la présence de roches, ce qui provoque des rapides et des cascades, dont la plus belle est Li Phi Falls.

On voit bien sur la carte ci-dessous le Mékong tentaculaire qui part dans tous les sens. A cet endroit le fleuve mesure dix kilomètres de large. On voit aussi la frontière du Cambodge au sud.

Le Mékong qui coule habituellement comme un long fleuve tranquille est obligé de trouver son chemin dans cet amas rocheux. Des passerelles permettent de faire un circuit pédestre au dessus des chutes.

Je suis resté trois jours à tourner à vélo autour de l'île, c'est comme ça que j'ai trouvé une petite plage au bord du Mékong, mais je ne me suis pas baigné parce que mes voisins faisaient pipi dans l'eau !

 

J'ai adoré Don Khone, les laotiens sont sympas ici. Ce sont essentiellement des familles qui tiennent des petits restaurants au bord du Mékong, où les enfants aident les parents, tout ça dans une belle harmonie villageoise. L'île est tranquille parce qu'il n'y a pas beaucoup d'hébergements, donc peu de touristes. Je ne pense pas me tromper en évaluant que 75% des touristes sont français. 

C'est à Don Khone, tout près du Cambodge, que je termine mon voyage au Laos. C'est l'endroit que j'ai préféré dans ce petit pays tranquille, qui ne fait pas de bruit, qui mérite le détour.

Don Khone, si belle quand le soleil se couche.


Voici mon parcours en Asie du sud-est jusqu'à présent.


Le Cambodge.

Je connais le Cambodge pour y être venu  deux fois déjà. Je vais juste le traverser en peu de temps du nord au sud, c'est le chemin le plus court pour rejoindre le sud du Vietnam. Je ne retourne pas visiter les temples d'Angkor que j'ai déjà vus deux fois.

Kratie.

J'étais logé chez l'habitant au bord du Mékong. Réveillé à 5h30 du mat' par le petit marché du quartier. J'ai adoré ce moment certes matinal mais tout plein de charme.

Ils ne manquent de rien dans cette région très agricole, fruits, légumes, viandes, poissons du Mékong, quelques insectes aussi.

 En soirée, des groupes marchent en mode sport au bord du fleuve.


 




 

 

 Les cambodgiens sont un beau peuple Ces deux enfants sont adorables à l'heure du coucher de soleil sur le Mékong.



Balade matinale sur le Mékong embrumé.


La région est très agricole. L'essentiel des terres est occupé par les rizières. Il y a trois récoltes par an, c'est donc un travail de tous les jours, sauf de juin à août, les mois de la mousson.

A Kratié, il y a une île au milieu du Mékong, l'île Koh Trong. Jamais je n'oublierai cette île...Elle est toute petite, de forme oblongue, le tour fait 10km. J'étais logé chez l'habitant dans une grande maison confortable sur pilotis.
Chez un couple avec deux petites filles adorables. Quand je suis arrivé, nous parlions tout bas, c'était l'heure de la sieste ! Chuut...
 

Les grands enfants vont à l'école à vélo ou en petit scooter électrique.

Pendant que grand-père va chercher de l'eau dans le Mékong dans la citerne qu'il a lui-même bricolée avec un bidon en plastique.

Le matin, les dames vont au minuscule marché où là non plus il ne manque rien.

Un marchand de glace attend les enfants à l'heure de la récré.

Comment dire ? Il règne sur cette île une atmosphère indescriptible comme je n'en ai pas vu beaucoup dans le monde, rien que ça. Je l'aime trop cette île, elle n'est pas extrêmement belle, mais elle est paisible et très authentique. J'avais un vélo à ma disposition, j'ai fait plusieurs fois le tour de l'île dans un sens, dans l'autre sens sans jamais me lasser. Mon vélo dans la rizière au milieu de l'île.

Il y a deux grands temples et quelques moines bien sûr, encore des jeunes. La relève est assurée.

Il y a des pêcheurs bien sûr, ils ont élu domicile sur le Mékong formant un mini village flottant de toute beauté.

Il n'y a qu'à regarder en silence ce monde de l'eau qui vit au ralenti sur le fleuve calme et limpide. Plénitude !


Une fois n'est pas coutume, je vous montre cette fois un lever de soleil, photo prise de ma chambre. Un oiseau est passé...C'est presque irréel !
 
 
De bonne heure, à l'école des petits, j'ai été témoin du moment le plus beau depuis quatre mois que je voyage. Une scène très étonnante. Tous ces petits enfants sont d'une beauté inouïe, sages, bien alignés, assis dans la position du lotus, tous habillés d'un beau bleu turquoise, les chaussures bien rangées près d'eux. Ils ferment tous les yeux, sans exception, concentrés, déjà pleins de dévotion à un si jeune âge, écoutant les mantras d'un moine bouddhiste. 
Koh Trong, l'un des endroits les plus authentiques que je connaisse, une île de sérénité, symbole de la paix dans le monde, une paix incarnée par des petits cambodgiens !
 

 
 
Phnom Penh.

C'est la capitale du Cambodge, habitée par 2,5 millions d'habitants, parmi les 17 millions de cambodgiens, ou khmers en référence à l'Empire Khmer qui régna sur l'Indochine du IXè au XIIè siècle. Le site archéologique des temples d'Angkor témoigne de la magnificence de l'époque. Le Cambodge a été marqué par le génocide perpétré par les khmers rouges entre avril 1975 et janvier 1979, des communistes complètement débiles qui ont massacré plus de 1,7 millions de leurs compatriotes, soit 20% de la population à l'époque...Je ne rentre pas dans la sordidité des détails.

Les cambodgiens sont bouddhistes à 98%. La langue est le khmer, la monnaie est le riel mais on peut tout payer en dollars, je me demande bien pourquoi ?

A Phnom Penh, la rivière Tonlé Sap (qui prend sa source dans le lac Tonlé Sap près des temples d'Angkor) se jette dans le Mékong.

 
Ce n'est pas une ville très belle, moins intéressante à visiter que Bangkok par exemple. Le lieu le plus visité est le Palais Royal de toute beauté. L'ensemble du site a été construit dans le style khmer, initialement à la fin du XIXè siècle.

 
La salle du trône, après avoir été démolie en 1915, fut reconstruite entre 1917 et 1919, le monument a donc un siècle. C'est le plus bel édifice du site.


Comme son nom l'indique, il abrite le trône royal. L'accès à l'intérieur est interdit. Le monument en forme de croix est surmonté de trois flèches. Le style khmer ne diffère guère du style thaï du Wat Phra Kaeo à Bangkok car ils se ressemblent, celui de Phnom Penh étant quand même moins clinquant.


Le pavillon du clair de lune (ci-dessous), sert pour les spectacles de danses et pour les festivités royales. Le Cambodge a un roi, le dernier a été couronné en 2004, c'est une monarchie constitutionnelle.


La pagode d'argent abrite le bouddha d'émeraude. En fait c'est un bouddha en jade, comme à Bangkok. On voit aussi un superbe bouddha d'or grandeur nature de 90 kg d'or serti de 2086 diamants ! La pagode a été reconstruite en 1962, ce qui explique la beauté des monuments du site qui sont comme neufs.



Kep.

C'est déjà la dernière étape de mon voyage au Cambodge, une petite station balnéaire tranquille au bord du golfe de Thaïlande, à la frontière du Vietnam (voir la carte plus haut). C'est la troisième fois que j'y viens, c'est mon endroit préféré au Cambodge, un endroit où j'aimerais habiter. Kep est connue pour son marché aux crabes. C'est d'ailleurs un crabe qui nous souhaite la bienvenue !
 

C'est une station fréquentée par les cambodgiens, il y a peu de touristes, ce qui la rend agréable. Une promenade est aménagée au bord de la mer où les cambodgiens viennent manger (comme des gloutons !) et jouer au poker avec de l'argent en jeu.
 
 
Il y avait du monde à Kep, dont des chinois car c'était la semaine du nouvel an chinois (le 29 janvier, année du serpent). Le nouvel an cambodgien est mi-avril, mais ils sont en vacances la semaine du nouvel an chinois. La plage est une grande aire de pique-nique.
 
 
Il s'est produit un évènement à Kep. Surprise ! Surprise !
Ma sœur Danièle, et Marie-Laure une très bonne amie, terminaient leur voyage au Cambodge à Kep. Je me suis arrangé pour qu'on se rencontre donc à Kep. Ma sœur était dans la confidence, mais pas Marie-Laure, c'était donc une belle surprise. Nous avons passé deux jours ensemble, ça m'a fait du bien de partager un petit bout de voyage avec elles, et je sais qu'elles aussi étaient contentes. Nous étions dans deux bungalows contigus dans un super resort avec piscine et jardin tropical. On a commencé par trinquer !
 
Marie-Laure, ma sœur Danièle et moi.
 
Le marché aux crabes est un endroit hors-norme, ceux qui sont à cheval sur les normes sanitaires n'y mangent pas, ça grouille de monde et les poissons et fruits de mer sont nettoyés dans des eaux pas nettes, il fait chaud et c'est enfumé ! J'aime les endroits comme ça, alors on a forcément mangé du crabe...avec les doigts.
 
 
C'est un capharnaüm comme il y en a beaucoup en Asie, mais celui-là, il fait partie des meilleurs dans sa catégorie. On achète et ils cuisinent sur place, il n'y a pas que du crabe, on peut aussi manger du poisson, des crevettes, des calamars, des poulpes et des coques pour l'essentiel.

 
Le lendemain on a passé presque une journée sur Koh Tonsay, une petite île à vingt minutes en bateau de Kep. L'île s'appelle aussi rabbits island (l'île des lapins). Une superbe île où j'ai déjà dormi deux fois.
 
 
La plage, qui fait moins de un km, est bordée de bungalows, de quelques paillotes où on mange bien, de chaises longues et de hamacs.


La plage n'est pas large mais elle est belle, bordée de palmiers, et l'eau est bonne. C'était le pied !

 
Près de nous, une grande famille cambodgienne en vacances, venant d'une autre province, passait du bon temps, entre manger, boire et se baigner. On a fait connaissance avec quelques uns d'entre eux, ce sont des moments privilégiés, courts mais qui restent dans la mémoire. Les cambodgiens sont des personnes adorables, de bonne humeur, je les aime beaucoup.
 

Voilà mon voyage au Laos et au Cambodge qui se termine ici à Kep. Près d'un mois de beaux endroits, de belles rencontres, de plaisirs tout simplement. Les filles rentrent en France tandis que je continue ma route. Bye bye les filles !


 
Prochaine destination l'île de Phu Quoc, juste de l'autre côté de la frontière, au Vietnam.
 
 
 

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